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novembre 05, 2009

Québec encadrera la fécondation in vitro

Publié le 22 avril 2009 à 16h30 Mis à jour le 22 avril 2009 à 18h02
Québec encadrera la fécondation in vitro
Le ministre de la Santé, Yves Bolduc
Les femmes qui ont besoin de la technologie pour donner la vie recevront bientôt un coup de pouce financier de l'Etat pour mener à bien leur projet.
Elles auront droit à trois essais gratuits, assumés par la Régie de l'assurance-maladie, alors qu'actuellement la facture peut grimper jusqu'à 45 000 $.
Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a déposé un projet de loi en ce sens, mercredi, à la grande satisfaction des couples stériles, qui réclamaient depuis longtemps l'aide financière du gouvernement.
Le projet de loi 26 vise en fait à encadrer tout le processus de procréation assistée.
Dès qu'il sera adopté, les femmes qui veulent devenir enceintes auront donc droit à trois essais sans frais.
Cependant, la question cruciale du nombre maximal d'embryons qui pourront être implantés à chaque reprise dans l'utérus de la femme reste à déterminer.
Le nombre autorisé pourrait varier en fonction de l'âge de la femme et de la qualité des embryons.
En point de presse, le ministre Bolduc a dit qu'il fallait faire en sorte d'éviter les grossesses multiples, très coûteuses pour l'Etat, et remettait à plus tard la décision à ce sujet.
Mais une chose est sûre, «des huit, puis des sept embryons, il n'y en aura pas», a-t-il promis.
«On ne vous cachera pas qu'on veut éviter des situations comme il y a eu aux Etats-Unis avec la naissance d'octuplés, alors que tout le monde trouve ça étrange qu'on ait implanté autant d'embryons en même temps», a fait valoir le ministre Bolduc.
Québec vise à promouvoir en ce domaine «une pratique éthiquement acceptable et également une pratique de qualité».
L'Association des couples infertiles du Québec s'est montrée très satisfaite du projet de loi, surtout qu'il prévoit le remboursement de trois essais, au lieu de deux comme le projet de loi précédent, qui avait été déposé en 2008.
La présidente de l'association, Caroline Amireault, a fait valoir qu'elle souhaitait que Québec laisse conjointement au médecin traitant et à la femme la décision à prendre quant au nombre d'embryons à implanter.
Elle veut surtout éviter que Québec fixe à un seul embryon le plafond autorisé pour chaque intervention, «parce qu'avec un seul embryon vous avez 15 pour cent de chances d'avoir une grossesse».
«Il faut s'assurer que les couples infertiles ne seront pas pris en otages», en devant recommencer «indéfiniment», a-t-elle ajouté.
Une grande victoire de l'association consiste à avoir réussi à convaincre le gouvernement de considérer l'infertilité comme une maladie.
Malgré les pressions, le gouvernement avait toujours refusé dans le passé de céder sur ce point, à l'époque où le ministère de la Santé était dirigé par Philippe Couillard. Il disait aussi qu'enfanter n'étais pas un droit, mais un privilège.
Environ 1700 traitements pour l'infertilité sont pratiqués chaque année au Québec, pour un coût unitaire variant entre 10 000 $ et 15 000 $.
Il faut s'attendre à voir le nombre de demandes augmenter avec la gratuité du traitement.
Le projet de loi prévoit aussi que toute activité de procréation assistée, sauf exception, devra être exercée dans un centre privé de procréation assistée, et que ce centre devra être dirigé par un médecin.
Ces centres devront détenir un permis délivré par le ministère de la Santé et respecter les normes en vigueur.

octobre 31, 2009

Poumons Réusinés


Transplantation d'organes : Des poumons réusinés
jeudi 29 oct, 14 h 25
Des chercheurs ontariens sont parvenus, grâce à la thérapie génique, à réparer les poumons endommagés de personnes décédées et à les rendre potentiellement utilisables pour la transplantation.
Il a fallu dix ans de travail pour en arriver à ce résultat, ce qui constitue une première mondiale. L'équipe du Dr Shaf Keshavjee, du Réseau de santé universitaire de Toronto (UHN), espère procéder d'ici deux ans à des essais cliniques.
Les poumons sont difficiles à transplanter. À l'heure actuelle, plus de 80 % de ces organes de la respiration sont inutilisables parce qu'ils sont trop endommagés.
La nouvelle technique consiste à injecter une unité de ventilation spéciale dans les poumons après que ces derniers ont été retirés du donateur. Les organes sont traités à l'aide du gène IL-10, qui inhibe la réponse immunitaire à l'infection ou aux corps étrangers.
Selon les chercheurs, ce type de traitement contribue à la guérison des cellules endommagées des poumons, qui sont par la suite suffisamment restaurés pour être transplantés.
De grands espoirs
Le Dr Keshavjee et ses collègues espèrent que leur thérapie génique pourra remettre sur pied d'autres organes comme des coeurs, des foies et des reins, et ainsi augmenter le nombre d'organes disponibles à la transplantation.
Les résultats complets de ces travaux sont publiés dans le journal Science Translational Medicine.

Radio-Canada Photo: Pour la première fois, des chercheurs ontariens ont recours à la thérapie génique pour réparer...

mars 11, 2009

Les greffes au Canada




Santé
Forte hausse des greffes d'organes
Gabrielle DuchaineLe Journal de Montréal19/12/2008 08h42

Le nombre de greffes d'organes vitaux a bondi de 30 % en 10 ans au Canada, révèle une étude de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).
Un chiffre qui a de quoi donner espoir aux milliers de personnes en attente d'une transplantation au pays.
Sans compter que, grâce à l'évolution de la médecine, le nombre de Canadiens qui vivent actuellement grâce à une greffe a augmenté de 70% par rapport à 1997.
Ils sont 20 000 à vivre avec le coeur, les poumons, le foie, le rein ou le pancréas d'un autre. «C'est assez pour remplir le Centre Bell. C'est ça, l'impact humain du don d'organe», souligne Jean-Marie Berthelot, de l'ICIS.
Grâce à une meilleure conservation des organes, à plus de sensibilisation, à une meilleure coordination entre donneurs et receveurs et à des médicaments anti-rejet mieux adaptés, il y a eu 2087 transplantations au pays en 2006, dont 466 greffes de foie et 163 greffes de coeur. Les greffés ont par ailleurs de meilleures chances de survie que dans le passé.
Les greffes de poumons ont presque doublé en 10 ans
Ce sont les transplantations pulmonaires qui ont fait le bond le plus important depuis 1997, passant de 93 par année à 171.
«C'est un événement rare, extrêmement délicat et spécialisé», précise M Berthelot. Au Québec, seuls les hôpitaux Notre-Dame et Royal-Victoria, respectivement rattachés au CHUM et à McGill, font cette intervention.
Le Canada n'en est pas mois un chef de file pour ce type de greffe. Son taux de transplantation pulmonaire est de 5,3 par million d'habitants, par rapport à 4,7 aux États-Unis et à 2,9 en France. Une bonne note due en grande partie à l'augmentation du nombre de donneurs vivants.
Pour d'autres types de greffes, le pays est devancé par les États-Unis et la France, notamment pour celles du coeur (5,4 par million d'habitants au Canada, contre 7,3 aux États-Unis et 5,8 en France) et du foie (14,2 par million d'habitants au Canada, contre 22,2 aux États-Unis et 16,7 en France).

Don d'organes et greffes pulmonaires


« Extrait du numéro 31 du CPAFK Express, bulletin d’information du Comité provincial des adultes fibro-kystiques – Québec »


Dons d’organes et greffes pulmonaires : sur la bonne voie
Geneviève Thibault-Gosselin
Au cours de la dernière décennie, le nombre de transplantations pulmonaires et le taux de survie qui en est résulté ont augmenté. Voilà l’une des conclusions tirées du rapport publié par l’ICIS (Institut canadien d’information sur la santé) en décembre dernier.
Transplantations pulmonaires à la hausse au Canada
Entre 1997 et 2006, un total de 1 222 transplantations pulmonaires ont été pratiquées au Canada. En 1997, on avait procédé à 93 transplantations pulmonaires; en 2006, ce nombre était passé à 171. Il s’agit d’un taux d’augmentation de 84 %. En outre, sur ces 171 transplantations, 128 étaient des transplantations doubles.
Par comparaison, l’ensemble des transplantations au Canada a connu une hausse de 29 % au cours des dix dernières années. Fait étrange, selon Québec-Transplant, pour la même période, au Québec, le nombre de donneurs est resté stable, malgré la réduction du nombre de décès neurologiques grâce aux traitements de pointe en traumatologie et au succès des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière.
Don d’organes : un sommet historique au Québec
Au Québec, en 2008, 513 organes provenant de 15 donneurs décédés ont été prélevés et transplantés chez 453 receveurs; il s’agit d’un record historique, selon Québec-Transplant, avec un taux d’augmentation de 7,9 % du nombre de donneurs et de 9,4 % du nombre d’organes disponibles, par rapport à l’année 2007.
Cependant, malgré l’augmentation de l’offre, la demande croît à un rythme nettement plus rapide : au 31 décembre 2008, la liste d’attente unique de dons d’organes, gérée par Québec-Transplant, comptait 1 159 patients.
De meilleures chances de survie
Le don d’organes et les avancées dans divers domaines de la médecine, notamment, ont permis d’augmenter la longévité des personnes atteintes de fibrose kystique et des personnes greffées en général. Les immunosuppresseurs et les techniques de préservation des organes et de transplantation sont de plus en plus efficaces.
En outre, grâce aux campagnes de sensibilisation au don d’organes, la population est mieux informée et plus sensible à l’espoir que représente le don d’organes pour les personnes en attente d’une greffe.
Enfin, les procédures de prise en charge des donneurs et des receveurs sont plus claires et plus efficaces. Les différents intervenants collaborent désormais plus facilement grâce aux registres provinciaux et national pour le don et la transplantation d’organes.
Avec les progrès de la médecine, la greffe est devenue une forme de traitement de nombreuses maladies qui étaient jusqu’ici considérées comme incurables et qui laissaient peu d’espoir aux personnes atteintes et à leur entourage. La technologie et les techniques ne cessent de s’améliorer; la médecine avance à pas de géant. Il reste à déterminer si l’offre saura un jour répondre à la demande toujours croissante...
Le saviez-vous?
La première transplantation pulmonaire réussie a été réalisée au Canada en 1983, et a été suivie de la première transplantation pulmonaire double en 1986. Au Québec, un seul médecin réalise les transplantations pulmonaires : le Dr Pasquale Ferraro, affilié au CHUM. En Ontario, l’Hôpital général de Toronto a récemment annoncé et testé une méthode novatrice de conservation des organes prélevés qui permet aux médecins de réparer les organes abîmés et offre une durée de survie variant entre 12 et 18 heures plutôt que les 5 à 8 heures que permet la méthode actuelle de conservation des organes.
Geneviève Thibault-Gosselin

Bibliographie/webographie :
« Le nombre de transplantations pulmonaires augmente au Canada », La Presse canadienne, 18 décembre 2009.
BALLIVY, Violaine. « Don d’organes : un petit sommet historique au Québec », La Presse, 10 janvier 2009, http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200901/10/01-816422-dons-dorganes-un-petit-sommet-historique-au-quebec.php.

« Les transplantations pulmonaires en hausse au Canada », La Presse canadienne, 18 décembre 2008.

« Don d’organes : Avec 151 donneurs d’organes en 2008 et 513 organes prélevés et transplantés, le Québec bat un record historique », communiqué de Québec-Transplant diffusé le 9 janvier 2009.
DUCHAINE, Gabrielle. « Forte hausse des greffes d’organes », Le Journal de Montréal, 19 décembre 2008, http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/12/20081219-084200.html.
« En 10 ans, les transplantations pulmonaires ont augmenté de 84 % au Canada », NewsWire, 18 décembre 2008, http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/December2008/18/c2898.html?view=print.

Nouvelle Méthode de transfert des organes


« Extrait du numéro 31 du CPAFK Express, bulletin d’information du Comité provincial des adultes fibro-kystiques – Québec »


Des greffons qui respirent!
Geneviève Thibault-Gosselin

L’Hôpital général de Toronto a dévoilé en décembre dernier une nouvelle méthode de conservation des greffons de poumons après leur prélèvement. Cette méthode, appelée la « Toronto Technique » ou le « XVIVO Lung Perfusion System », doublerait la durée de survie du poumon entre le moment du prélèvement et celui de la transplantation.
Une durée de survie plus longue
Cette nouvelle technique permet aux médecins d’intervenir et de réparer les poumons abîmés de donneurs victimes d’un accident de voiture, par exemple, ou maintenus sous respirateur après la mort cérébrale, et qu’on n’aurait pas pu transplanter autrement.
Jusqu’à maintenant, la méthode de conservation des organes prélevés consistait à les mettre sur la glace, littéralement, jusqu’à ce qu’on en ait besoin. La transplantation doit avoir lieu au plus tard huit heures après le prélèvement des poumons.
Un dôme en verre
L’équipe de l’Hôpital général de Toronto a conçu un dôme en verre à l’atmosphère protectrice dont la forme est inspirée du Rogers Centre stadium (anciennement connu sous le nom de SkyDome). Ce dôme peut être ouvert et fermé au besoin, permettant ainsi aux médecins de travailler sur les organes abîmés. Les organes peuvent y être conservés entre 12 et 18 heures, c’est-à-dire environ deux fois plus longtemps qu’avec la méthode de conservation standard. Si vous êtes curieux, consultez la Webographie présentée à la fin de cet article pour voir un court vidéo ainsi que quelques images, diffusés par l’Hôpital général de Toronto; vous ne le regretterez pas...
Selon la nouvelle procédure établie par l’équipe de l’Hôpital général de Toronto dans le cadre de ce projet expérimental, les poumons sont maintenus dans un état fonctionnel, à la température normale du corps (soit 37 degrés Celsius), au moyen de ventilateurs et de filtres permettant la circulation d’une solution non sanguine enrichie d’oxygène, de protéines et de nutriments.
Une bonne nouvelle pour les personnes en attente d’une greffe
Actuellement, seulement 10 à 15 % des greffons répondent aux normes de qualité requises en vue d’une transplantation. La Toronto Technique permettrait d’augmenter le nombre de greffons transplantables d’environ 50 à 60 % et contribuerait ainsi à réduire la période d’attente pour les personnes en attente d’une greffe de poumons. Par ailleurs, elle pourrait éventuellement être applicable à d’autres organes. Il s’agit d’une avancée scientifique très prometteuse. Toutefois, il reste du chemin à faire avant de pouvoir reproduire et mettre en œuvre cette technique dans d’autres hôpitaux, compte tenu de son haut degré de technicité.
Déjà un premier essai
Le 5 décembre dernier, Andy Dykstra, un homme de 56 ans atteint de maladie pulmonaire obstructive chronique, a été le premier patient à recevoir une paire de poumons « reconditionnés » par l’équipe de Toronto. Jusqu’à maintenant, l’opération semble avoir été un succès et a grandement amélioré sa qualité de vie. Trois autres personnes ont reçu des greffons maintenus en vie selon la méthode XVIVO et, avec monsieur Dykstra, font partie d’une étude clinique d’évaluation de la technique appliquée à des greffons ne répondant pas aux critères habituels de la transplantation.


Webographie :
Vidéo diffusé par l’Hôpital général de Toronto
http://ca.youtube.com/watch?v=gXqMsraSb84
Communiqué de l’Hôpital général de Toronto diffusé le 19 décembre 2008, accompagné de quelques images :
http://www.tgwhf.ca/newsmedia/news/2008/2008-12-19_exvivolung.asp
http://www.mcewencentre.com/news/releases/2008-12-19_lungtx.pdf
« Doctors unveil ‘amazing’ organ transfer method », National Post, 20 décembre 2008, http://www.nationalpost.com/story-printer.html?id=1097855
« Le poumon d’un donneur d’organes, réparé et transplanté avec succès », MaxiSciences, 7 janvier 2009, http://www.maxisciences.com/pomon/le-poumon-d-039-un-donneur-d-039-organes-repare-et-transplante-avec-succes_art455.html
« Breathing Life Into Injured Lungs: World-First Technique Expands Donor Pool », Medical News Today, 25 décembre 2008, http://www.medicalnewstoday.com/articles/133838.php